Pour qui a quelques notions de latin, l’origine du nom semble claire : maisonnette, petite maison, la métairie, etc. En occitan, d’après Mistral, casot, est aussi connu. Le nom est donc originaire du Sud de la France, peut-être même d’Italie. Celui qui habite, possède une « cazotte », s’appelle donc du nom. Il y a plusieurs façons de l’écrire, Cazotte avec un S au lieu du Z qui apparait au XVIIème, terminé d’un S, avec un ou deux T ou S. Il existe des déclinaisons aussi : Cazenove, Cazalis, Cazaux, etc. La particule « de » intervient au début du XIXème.

On aurait pu croire que le nom fut donc assez commun, or ce n’est pas le cas. On a vu l’importance des Cazotte sur plusieurs générations entre le XVIème siècle et le XVIIIème à Dijon et les communes voisines, dans des métiers modestes, vignerons, bouchers, tanneurs, puis échevins, notaires, militaires. Mais il y a un autre noyau, dans l’Aveyron et le Tarn, dérivant vers Toulouse, sensiblement à la même époque, sans que l’on ne connaisse de liens généalogiques entre les deux noyaux portant le nom. Le micro-village « Cette », dans les Pyrénées orientales, a accueilli un certain nombre de Cazotte.

Ensuite, les héritiers de la nombreuse famille bourguignonne des Cazotte se transportent en Champagne, puis Paris et Versailles, dont une branche émigre et fait souche au Chili. Il n’y a donc aujourd’hui que très peu de personnes avec ce nom, sinon les descendants directs de Jacques Cazotte.