Simon-Henri, né le 2 avril 1765 est l’auteur de la branche cadette, dite chilienne. Cette branche portant le nom Cazotte s’est éteinte en la personne d’Henri-Nicolas-Scévole de Cazotte, mort à Marseille le 23 aout 1929. La vie rocambolesque de Simon-Henri est contée par son frère dans l’émouvant « Témoignage d’un royaliste ». Il émigre en Grande Bretagne comme son frère où il est affecté au Régiment du Poitou. Ils retrouvent Bernard Cazotte, leur cousin germain plus âgé, capitaine de vaisseau, commandant de la frégate l’Aréthuse sur l’Ile de Wight. Il fit la campagne des Princes en 1792, comme lieutenant dans le corps de Wittgenstein, et après la défaite se retrouva à Londres, dégouté du métier de soldat. Sans ressources que celles de son frère et de son cousin Bernard, il se résolut à rejoindre la Martinique où se trouvait la famille maternelle d’Elisabeth Roignan. Il trouva place dans un convoi anglais pour les Antilles depuis Portsmouth. Il fut embauché pour payer son voyage comme aide-chirurgien ! Après 6 semaines de voile sans pouvoir dépasser le cap Finistère, le convoi revint en Angleterre et Henri Simon fut docteur dans le 31ème régiment, et tenta d’apprendre alors des rudiments de médecine sur le tas. Appelé partout comme « chirurgien français » il dut faire de son mieux.
Finalement embarqué pour les Antilles, il débarque à la Barbade pour participer à la soumission de l’Ile de Saint-Vincent. Se rendant à la Martinique, son bateau fut pris par un corsaire de Guadeloupe, qui le livra au gouverneur de l’Ile. Se cachant sous un nom écossais d’emprunt, et refusant de parler français, pour éviter le traitement réservé aux émigrés, il demanda un interprète, jouant d’ailleurs avec un singe familier du Gouverneur Victor Hugues. Celui-ci le fit enfermer sur un navire prison. Au bout de quelques mois, aidant ses compagnons anglais souffrant de dysenterie, le bruit se répandit des actes du « chirurgien-français » ce dont il se tenta de se protéger. Découvert, il fut heureusement échangé entre prisonniers. Il reprit du service anglais avec la campagne du Helder, puis s’en retourna en Martinique où il épousa enfin en 1801 sa cousine Sophie Anonyme Lafond, issue d’une famille de planteurs. Ils eurent deux enfants Henri Nicolas Scévole, et Elisabeth-Françoise sans postérité. Il décèdera assez jeune à la Dominique à 53 ans.