Benoît, dit Bernard Cazotte (1745-1816) est le neveu de Jacques Cazotte, fils de Bernard, un frère ainé, et cousin germain de Jacques-Scévole faisant carrière dans la Marine royale. Il figure dans l’environnement familial de Jacques, car il fut un protecteur de Jacques-Scévole, l’accueillant à Brest à l’âge de 14 ans, lorsqu’il quitte la maison paternelle.
Il commande le « Généreux » (74 canons), puis l’Atlas, ex- « Northumberland » (64 canons), prise anglaise qui fit naufrage sur les rochers de Locqueltos à Ouessant en 1781, mais dont il sauva les
270 marins et la cargaison. (voir photo de la vaisselle de l’Atlas, au musée des Phares et balises d’Ouessant).
Il commande le port de Bordeaux, puis rejoint l’Amiral d’Estaing, à la tête du Mouvement du Port de Cadix, où les forces navales françaises de la guerre d’Indépendance américaine étaient basées. Il est considéré comme ayant donc contribué à l’Indépendance américaine, d’où la décision d’introduire l’ainé de la famille Cazotte -jusqu’à aujourd’hui- dans la Société des Cincinnati, branche française, qui regroupe les descendants des officiers ayant combattu pour la liberté américaine en 1786.
C’est pendant la Révolution, en 1793, qu’il entraina tous les navires du Port de Toulon, sauf deux, derrière le « Généreux », (ou l’Aréthuse, selon Jacques-Scévole), hissant le drapeau royal, pour rejoindre les forces britanniques opposées à la Convention.
Il s’installe en exil à Southampton d’où il participera aux combats contre les forces révolutionnaires, et retrouva à ce moment Jacques-Scévole et Simon-Henri à diverses reprises.
Chevalier de Saint-Louis, capitaine de vaisseau, il meurt dans les bras de son neveu à Versailles en 1816, Jacques-Scévole ayant milité sans succès pour le faire nommer contre-amiral.