par amisdejacquescazotte | Mai 9, 2026 | Personnalités contemporaines de Cazotte
Frère ainé de Jacques Cazotte, il fut baptisé le 9 mai 1704 et décèdera le 10 avril 1760. Important personnage, il eut un rôle majeur dans la vie de Jacques Cazotte, puisqu’il lui lèguera ses biens à son retour de Martinique.
Il fit une brillante carrière ecclésiastique et s’occupa simultanément de la prospérité de sa fortune. Chrétien Nicolas fut Vicaire général du Diocèse de Châlons (1734), Official du Diocèse (1738), Archidiacre d’Astenay (1749), Grand archidiacre de l’évêché (1756). Ce fut l’administrateur de Monseigneur de Choiseul, évêque de Châlons pendant près de trente ans.
Il lèguera ses vignes, maisons et biens de Pierry à Jacques Cazotte. On peut supposer que ses investissements immobiliers à Pierry se faisaient en parallèle de ceux de Monseigneur de Choiseul qui fit construire le château de Pierry à la même époque, au moment où Chrétien Nicolas acquit le château de la Marquetterie, alors en construction.
On cherche une représentation iconographique.
Voir aussi : « l’origine de l’exploitation viticole de Pierry »
par amisdejacquescazotte | Mai 9, 2026 | Personnalités contemporaines de Cazotte
Bernard Denis Cazotte est le père de Jacques Cazotte. Il épousa en 1701 à Dijon, Marie Taupin. C’est un haut magistrat de bourgogne, Conseiller du Roi, Notaire et greffier des Etats de Bourgogne.
Son portrait, par Hyacinthe Rigaud, ou son atelier, le présente tenant une lettre, muni d’une abondante chevelure. Les armes de famille figurent sur le cadre de bois brun, sur une copie du portrait.
Le portrait de Marie Taupin, avec en médaillon, l’un de ses fils (Chrétien Nicolas ou Jacques Cazotte ?) est aussi détenu par la famille.
par Dev | Mar 19, 2026 | Personnalités contemporaines de Cazotte
Claude-Joseph de Cazotte de la Chassagne (1728-1792) est le fils de Claude-Pierre Cazotte, procureur à la Chambre des comptes de Dijon. Il est le petit fils de Claude-Pierre Cazotte, frère ainé de Bernard-Denis Cazotte, père de Jacques Cazotte. C’est donc un neveu un peu éloigné de notre littérateur. Lieutenant-colonel en 1er au 2ème bataillon des volontaires la Côte d’Or, tué au combat de la Glisuelle le 11 juin 1792, chevalier de Saint-Louis. C’est un des seuls militaires de la famille, qui est principalement à cette période, composée de magistrats et de hauts fonctionnaires à Dijon.
Après une carrière militaire, à Besançon, Strasbourg, Dunkerque, Saint-Malo et Oléron, il prend sa retraite. Face aux menaces des armées de François II de Hongrie et de Bohême, il se porte volontaire et est élu lieutenant-colonel des Volontaires de la Côte d’Or, ou il commande le 2ème bataillon en septembre 1791. Envoyé sur le front, après la déclaration de guerre de Louis XVI, d’abord avec l’armée du Nord de Rochambeau, qui avait été battue à Mons et Tournay, puis celle de La Fayette, qui commande l’armée du Centre, depuis Maubeuge. La Fayette avait reconnu la valeur du bataillon, et le met en avant-garde de ses troupes.
Arrive la malheureuse affaire de la Glisuelle, où le bataillon – d’environ 4000 hommes- livra une lutte héroïque contre une armée ennemie, infanterie et cavalerie, plus de trois fois plus importante le 13 juin 1792. Les autrichiens menés par Saxe et Würtemberg pensaient avancer rapidement après avoir surpris une première fois les français, mal renseignés, qui se débandent, mais le Général Gouvion et Cazotte regroupent les troupes, sous un orage violent, disent que La Fayette arrive, et tentent de tenir le front. La relève tardant, les troupes se préparent à une retraite, mais continuent de se battre héroïquement contre les Uhlans, ils sont foudroyés par l’artillerie, tout en continuant d’avancer. Hélas Gouvion est frappé d’un boulet qui l’emporte, Cazotte est massacré par les Uhlans qui avaient contournés les troupes à pied et les hussards. La bataille de la Glisuelle est vécue comme une victoire par La Fayette, qui arrive ensuite, car les autrichiens se rendent compte qu’ils ne peuvent continuer jusqu’à Paris sans durs combats, et marquent donc un arrêt.
Une stèle fut érigée à l’endroit du combat par la ville de Maubeuge et le Souvenir français, qui fait hommage à Gouvion, au Lieutenant-colonel Cazotte, et aux Volontaires de la Côte d’Or. A Dijon la rue Cazotte célèbre le souvenir de ce personnage courageux, dont le général Dumouriez, ministre de la Guerre, fit un éloge à l’Assemblée Législative en juin 1792.
Références : Sadi Carnot, Les Volontaires de la Côte d’Or, 1906
par Dev | Mar 19, 2026 | Personnalités contemporaines de Cazotte
Benoît, dit Bernard Cazotte (1745-1816) est le neveu de Jacques Cazotte, fils de Bernard, un frère ainé, et cousin germain de Jacques-Scévole faisant carrière dans la Marine royale. Il figure dans l’environnement familial de Jacques, car il fut un protecteur de Jacques-Scévole, l’accueillant à Brest à l’âge de 14 ans, lorsqu’il quitte la maison paternelle.
Il commande le « Généreux » (74 canons), puis l’Atlas, ex- « Northumberland » (64 canons), prise anglaise qui fit naufrage sur les rochers de Locqueltos à Ouessant en 1781, mais dont il sauva les
270 marins et la cargaison. (voir photo de la vaisselle de l’Atlas, au musée des Phares et balises d’Ouessant).
Il commande le port de Bordeaux, puis rejoint l’Amiral d’Estaing, à la tête du Mouvement du Port de Cadix, où les forces navales françaises de la guerre d’Indépendance américaine étaient basées. Il est considéré comme ayant donc contribué à l’Indépendance américaine, d’où la décision d’introduire l’ainé de la famille Cazotte -jusqu’à aujourd’hui- dans la Société des Cincinnati, branche française, qui regroupe les descendants des officiers ayant combattu pour la liberté américaine en 1786.
C’est pendant la Révolution, en 1793, qu’il entraina tous les navires du Port de Toulon, sauf deux, derrière le « Généreux », (ou l’Aréthuse, selon Jacques-Scévole), hissant le drapeau royal, pour rejoindre les forces britanniques opposées à la Convention.
Il s’installe en exil à Southampton d’où il participera aux combats contre les forces révolutionnaires, et retrouva à ce moment Jacques-Scévole et Simon-Henri à diverses reprises.
Chevalier de Saint-Louis, capitaine de vaisseau, il meurt dans les bras de son neveu à Versailles en 1816, Jacques-Scévole ayant milité sans succès pour le faire nommer contre-amiral.