Charles-Ferdinand de Cazotte, né en 1820 à Versailles, est le dernier enfant de Jacques-Scévole. Diplomate, il entre au ministère des affaires étrangères en 1841. Il y effectue une carrière tournée vers les Amériques. Successivement jeune consul à Barcelone, Lima, Panama, à Valparaiso puis à Santiago du Chili, où il retrouvera son cousin germain Henri Nicolas, chargé d’affaires. C’est de cette époque que date l’épisode drolatique de ses relations avec Antoine de Tounens, roi de Patagonie.
Son dernier poste est celui, très prestigieux, de Consul général, chargé d’affaires à San Francisco. La veille de son départ comme consul général à Shanghai, il meurt en 1869, en pleine ascension de carrière, de l’épidémie de variole qui frappe durement la communauté française de Californie. C’est lors de son séjour à Lima qu’il épouse en 1849, Flora Saenz de Tejada, issue d’une famille illustre d’origine espagnole. Ils eurent onze enfants dont cinq vécurent. On peut citer Jacques, ministre plénipotentiaire au ministère des affaires étrangères, Charles, au ministère de la Guerre, et Charles-Gaspar, dernier enfant de la fratrie qui poursuit le lignage Cazotte.
Charles-Gaspar (1862-1920) est aussi diplomate. Il entre comme son père et ses oncles dans la carrière diplomatique en 1883. Il ne fera pas vraiment carrière car il épouse tardivement, en 1902 Mary Cornelia Stone O’Connor, de San Francisco, dont la fortune familiale est importante. Il est envoyé comme consul à sa demande à San Francisco où il demeurera jusqu’à sa mort à 58 ans. De ce couple nait un seul garçon, Michel de Cazotte, né en 1903, élevé en Californie, décédé en 1957. Michel est élevé comme un petit américain et épouse la très jeune Martha Fairall, rencontrée sur les bancs de l’Université Stanford. Lors de la crise de 1929, le couple décide de s’installer à Paris où ils élèveront Jacques et Louis-Denis, nés en 1926 et 1927. Michel s’engagera en 1939 dans l’armée française, alors qu’il aurait pu rester aux Etats Unis. Il est fait prisonnier dans les premiers jours de guerre en Belgique, et passera cinq dures années dans le camp d’officier de K en Allemagne orientale. Revenu de camp en mai 1945, bravant mille souffrances, affaibli, il vivra entre la Suisse et la Californie jusqu’à sa mort.
Jacques de Cazotte (1926-2014) est le premier Cazotte de cette lignée à s’implanter vraiment en France du fait de son mariage avec Mireille Lefevre de Laboulaye en 1950. De cette union sont issus six enfants dont cinq garçons, Henry, Emmanuel, Elisabeth, Antoine, Scévole, Renaud, qui relancent le nom. Jacques de Cazotte a voulu retrouver les racines champenoises et s’est lié d’amitié avec Claude Taittinger. Il envisagea d’acheter une des belles demeures XVIIIème de Pierry, et participa au projet de célébration de son aïeul Cazotte, organisé par la Mairie de Pierry et l’Université de Reims. Son frère Louis-Denis, sans descendance, s’investira notamment dans la généalogie familiale.
Aujourd’hui la famille Cazotte est à nouveau nombreuse, répartie entre la France et les Etats-Unis.