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Pierry au XVIIIème siècle
Le château de la Marquetterie, premier établissement prestigieux de Jacques Cazotte, hérité en travaux de son frère Chrétien Nicolas, archidiacre de Châlons, et vendu en 1788
La Mairie, maison principale de Jacques Cazotte, spoliée en 1792, puis vendue en biens nationaux en 1793
La maison de Jacques-Scévole de Cazotte, acquise en 1816 suivant l’héritage reçu de Marie Claire Gobillard
Ma Première Visite au Château de la Marquetterie : Témoignage D’ANTOINE DE CAZOTTE
Une journée inoubliable !
« Après mon retour des États Unis en 1981 et la fin de mes études à San Francisco, à 25 ans, je suis devenu animateur d’une émission quotidienne sur Radio Mégal’o, la radio de Gonzague Saint-Bris. Puis j’ai intégré une société de production de film, et en 1989, mon père, Jacques de Cazotte, voyant en moi un bon communiquant et souhaitant décliner une invitation de Claude Taittinger à se rendre à la Marquetterie à une réception sous le signe de Cazotte, me délégua pour représenter la famille. Depuis la Révolution française aucun Cazotte n’y était allé, et mon père redoutait cette retrouvaille, hésitant sur la conduite à tenir, d’autant plus qu’il s’inquiétait à l’époque, sans raison, d’une captation de l’histoire de Cazotte par le Champagne Taittinger. Une erreur de perception sans doute, compte tenu de l’admiration de Claude Taittinger pour notre aïeul, illustrée par son livre « Monsieur Cazotte monte à l’échafaud », Perrin, 1988 qu’il m’offrira le jour de notre rencontre. ICONOGRAPHIE
Il s’agissait d’un déjeuner festif, avec cinq tables de 10, dans la grande salle à manger. A l’époque, on était sous François Mitterrand, et Alain Decaux, ministre de la Francophonie était là, ainsi que de nombreuses autres personnalités des Arts et des Lettres. Claude Taittinger pris la parole, évoqua assez longuement l’histoire de la Marquetterie, et celle de Cazotte, littérateur et important personnage du Champagne, présentant aussi les vins millésimés que nous allions boire. Tout cela sous le portrait de Cazotte, par Perronneau, (une copie), portrait sous lequel je fus élevé tous les jours, dans l’appartement de famille à Paris. Les bons vins me faisant un peu rêver, Il m’apparut alors, de façon évidente, que « j’étais chez moi ».
Demandant la parole, avant le dessert, et dans un grand silence, je me levais, et j’improvisais un discours de remerciement, comme si j’étais l’hôte volant la place de Claude Taittinger, revenant au XVIIIème siècle, les femmes qui ont illuminées les soirées, saluant les convives, rappelant que le salon littéraire de Cazotte s’y tenait habituellement, et que je me réjouissais, en présence d’Alain Decaux, que cette tradition puisse perdurer avec à nouveau un Cazotte réchauffant la mémoire de ses murs. Mes mots eurent le meilleur effet, et Il y eut de forts applaudissements. Après le repas, rendu invincible et avec mon audace, j’étais allé voir Claude Taittinger pour lui demander s’il avait des enfants à marier, me voyant bien leur faire la cour, pour me rapprocher de la Marqueterie une bonne fois pour toute. Hélas pour l’histoire du Champagne ses filles étaient déjà toutes mariées ! »
Antoine de Cazotte Paris, Janvier 2026
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