* RECHERCHE SUR JACQUES-SCEVOLE DE CAZOTTE, UNE CARRIERE MILITAIRE ENGAGEE

Fils ainé de Jacques Cazotte, célèbre écrivain, commissaire général de la Marine, guillotiné le 25 septembre 1792 sur l’échafaud de la Place du Carrousel, et d’Elisabeth Roignan, de famille de planteurs martiniquais, Jacques-Scévole est né le 31 janvier 1764 à Pierry, Marne, près d’Epernay (Champagne). Jacques-Scévole Cazotte est connu pour ses faits de bravoure lors de l’épisode de la fuite à Varenne, où commandant désigné de la garde rapprochée du roi Louis XVI à Epernay, il sauve de la violence populaire le Dauphin, futur Louis XVII, qu’il prend dans ses bras, et sauve Madame de Tourzel, qui narrera l’épisode dans ses mémoires. Cette histoire héroïque, abondamment reprise dans les récits et imageries populaires, a assuré une certaine notoriété à Jacques-Scévole. Le projet, cherche à explorer certaines zones d’ombre, notamment ses faits d’arme, et sa progression dans la carrière militaire.

Jacques-Scévole Cazotte a eu une carrière militaire et civile chaotique, brisée et marquée par la Révolution dont il s’est sorti malgré tout, grâce à son courage et sa ténacité.

Volontaire[1], engagé contre la volonté de son père, mais encouragé par son oncle Benoît Cazotte, enseigne de vaisseau sur La/Le Sybille, Jacques-Scévole est « garde-marine » dès 14 ans, dès l’entrée de la France aux côtés des américains lors de la guerre d’indépendance[2]. Après un naufrage aux Antilles anglaises, il apprend à la fois la nage[3] et l’anglais, puis est rapatrié. Sa mère le présente ensuite au comte de la Touche qui le protège, et qui le confie au chevalier comte de Dampierre[4], commandant du vaisseau Le Diadème (24 canons), où il sert sur mer, « marin volontaire d’honneur », élève de première classe, à compter de septembre 1778 jusqu’en 1779.

Prise de la Grenade

Il participe à la prise de la Grenade, expédition dirigée par le comte d’Estaing, en juillet 1779 et au combat naval ultérieur contre l’amiral Lord Byron (Angleterre), où Le Diadème a été un des vaisseaux les plus engagés, perdant 32 hommes et déplorant 82 blessés. Il y commande la chaloupe.

Siège de Savannah

Cazotte poursuit son service pour la guerre d’Indépendance américaine où il suit D’Estaing, qui commande 33 navires de guerre et 4 000 hommes. La flotte quitte les Antilles et arrive face à la Géorgie pour participer au siège de Savannah, en septembre-octobre 1779. Les forces françaises engagées par D’Estaing et ses amiraux débarquent prématurément à Savannah le 9 octobre, sans support américain. Elles seront repoussées par les anglais avec de fortes pertes, conduisant D’Estaing à réembarquer et retourner aux Antilles (le 20 octobre 1779). Cazotte qui commande la chaloupe du Diadème, est séparé de son vaisseau. Cazotte échappe aux pertes[5], et en sauvant ses hommes sur sa chaloupe, passe avec son équipage sur la flûte L’Aventure[6], le 24 octobre 1779 lors de la retraite de Savannah.

A la suite du siège de Savannah, Il devient officier, Lieutenant[7] sur la flûte L’Aventure sous les ordres du lieutenant de frégate Couronnet. A la suite de la mort du commandant et de son adjoint, il prend le  commandement de bord[8]. Il écrit dans ses mémoires : « bien que je n’eusse alors que 16 ans[9], et que je ne fusse que volontaire d’honneur, mes chefs me firent comprendre comme lieutenant de flûte, dans un échange après l’occupation de Charleston où j’avais été fait prisonnier par le général Clinton[10] ».

Défense de Charleston

L’Aventure (26 canons), avec La Bricole (44 canons) et La Truite (26 canons), deux anciens navires de transport, sont alors affectés[11] aux côtés des forces navales américaines (avec trois frégates venues de des forces américaines de New York) à la demande des forces de Caroline du Sud dirigées par le général Benjamin Lincoln et son adjoint l’Earl Cornwallis. Les navires sont ancrés dans la rade de Charleston et servent sous le commandement du Commodore Abraham Whipple, qui résiste à l’autorité de Lincoln.

Fort du succès Britannique à Savannah, le General Sir Henry Clinton emmène une armada de 100 navires de la Royal Navy (et 16 000 hommes) depuis New York pour attaquer Charleston en décembre 1779. Les bateaux rencontrent des conditions météorologiques épouvantables, qui dispersent et affaiblissent en partie la flotte. Il débarque enfin en février 1780 avec ses troupes 30km au Sud de Charleston. L’amiral Arbuthnot est chargé de l’attaque navale à l’embouchure de Charleston où il doit affronter la barre de sable (qu’il franchira finalement avec 12 navires), et les deux forts Moultrie et Johnson qui se font face.

L’Aventure avec ses 26 canons, sur laquelle Jacques-Scévole sert, est un des six vaisseaux de guerre des Marines de Caroline du Sud et américaine, seuls navires à protéger la ville de Charleston, depuis l’intérieur de la baie, de l’autre côté de la barre de sable. Whipple demande au capitaine de L’Aventure d’attaquer le Fort Johnson, au sud de la baie, récemment capturé par les anglais et les grenadiers de Hesse, où avec des bombardements, elle tue et blesse plusieurs soldats anglais et héssiens[12]. Ce sera le seul fait de guerre naval de la défense de Charleston. En effet, la flotte américaine, avec ses trois vaisseaux français, est hélas maladroitement dirigée par le commodore Whipple, qui souhaite préserver ses navires : reculant dans le fonds de la rade, elle ne combattra pas. Whipple saborde deux des trois navires français pour bloquer l’entrée de la rivière Cooper au Nord de Charleston. L’Aventure, est épargné, et avec les trois bâtiments américains Providence, Boston et Ranger, se place derrière le blocus marin fin mars. Les marins et officiers rejoignent vraisemblablement les forces d’artillerie de la ville[13]. Le siège de Charleston se termine le 12 mai 1780, après 5 dures semaines de siège, avec la capitulation du Général Lincoln et de l’Earl Cornwallis.

Après la capture de L’Aventure, Jacques-Scévole Cazotte est fait prisonnier de guerre. 1 000 marins[14], sur un total d’environ 5 000 soldats et officiers de l’armée, et un nombre important de miliciens sont concernés. Des 2 700 prisonniers de l’infanterie en mai 1780, seuls 1 400 pourront être échangés au début 1781, du fait des dures conditions de maintien en prison dans les baraques de Charleston puis à bord de navires dans la rade, et de l’enrôlement forcé par l’Armée et la Marine royale. Certains ne furent échangés que très tard à l’été 1782[15] et nombre d’officiers périrent de maladie (dysenterie, variole, etc.) [16].  On ne sait pas où Cazotte est emprisonné, sous la responsabilité de la Marine royale, peut-être à Haddrel’s Point[17], avec les officiers,  soit sur un navire royal, soit à New York, où il aurait pu être envoyé avant son échange chanceux qui intervient en septembre 1780.

Cornwallis, l’adjoint de Clinton, et Lincoln, futur adjoint de Washington, se retrouveront 17 mois plus tard à Yorktown où ils capituleront face à Rochambeau et Washington le 19 octobre 1781.

Retour en France

Cazotte est rapatrié en France à Rochefort, affecté par le scorbut (aout ou fin 1780) sur un vaisseau Parlementaire[18]. Son état de service à la prise de sa retraite indique qu’il est nommé Enseigne de Vaisseau à Rochefort[19]. Puis il retrouve sa famille à Pierry en Champagne.

Officier artilleur en Prusse

Son père Jacques Cazotte l’envoie en 1782[20] chez Frédéric II de Prusse, qui était un de ses amis/correspondants. Il y sera enseigne au régiment de Hesse, puis lieutenant des gardes de Frédéric II. Il y restera jusqu’en 1785, apprenant l’allemand et l’art de la guerre (artillerie/mathématiques), où il est bien noté. Sa surdité qui le handicape fortement date peut-être de cette période.

Marin à Toulon

Il retourne en France, fait le tour des corps d’armée pour chercher un poste, mais ne trouve pas d’engagement, il y a trop d’officiers, et il n’a pas de titre de noblesse à produire.  Il est Volontaire de 1ère Classe de la Marine (il a 22 ans) sur la Corvette La Brune (8 canons) stationné à la 6ème escadre de Toulon de 1786 jusqu’en 1788.

Ironie du sort, son plus jeune frère, sans aucune expérience militaire est pris comme officier au Régiment du Poitou. Son oncle Benoît, est devenu lieutenant de vaisseau après les combats de Ouessant et part à Cadix en charge des travaux du port.

L’épisode d’Epernay et de Pierry

A la veille de la Révolution, sans affectation militaire, « n’étant pas noble », il circule entre Paris, et auprès de son père à Pierry dans la Marne, où il s’intéresse aux nouvelles idées [21]. Il est élu au commandement de la garde nationale d’Epernay[22]. Il continue à porter son bel uniforme de lieutenant des gardes de Frédéric II de Hesse.

Lors de l’arrestation du Roi à Varennes, il est envoyé depuis Pierry, par son père[23], Maire de la localité, avec une petite troupe (la milice) qu’il lève à Epernay. Il accueille la calèche royale à l’auberge de l’hôtel de Rohan à Epernay. Sous son uniforme de lieutenant des gardes, il prend le commandement des troupes de la milice d’Epernay, les officiers étant partis à Chalons à l’affrontement avec de supposées troupes autrichiennes. Il se comporte en héros, commandant les quelques hommes présents, et assure la sécurité du Roi, de la Reine, du Dauphin, de Madame Elisabeth, de Mme de Tourzel, dans un contexte très violent, où la foule révolutionnaire menace[24]. Il rassure la Reine[25], au milieu de la foule hurlante. lui parlant en allemand. Il assure le calme à l’hôtel de Rohan, installe la famille royale, organise une collation, et démontre son efficacité. La sortie ensuite vers la calèche royale est encore plus violente. Jacques-Scévole doit s’emparer de Madame de Tourzel et la jette à l’intérieur de la voiture au moment où la foule se jette sur elle. Le roi demande à Jacques-Scévole de monter avec eux, mais celui-ci préfère gérer la milice et la foule à l’extérieur. La calèche s’ébranle et il l’accompagne avec le Roi et la famille royale sur la route vers Paris jusqu’au moment où la garde révolutionnaire avec Barnave arrive et rejoint la calèche du Roi à Boursault, Marne. Dans ses mémoires, « Témoignage d’un royaliste » il raconte de façon détaillée et touchante cet épisode historique.

Lieutenant du Roi

Lieutenant « par la grâce du Roi » dans la (dernière) Garde Constitutionnelle de Louis XVI en ( ?) 1791 avec rang de Capitaine (à la demande de la Reine Marie-Antoinette[26]), en témoignage d’estime particulière pour sa conduite lors du retour de Varenne (journées du 20 juin et 10 aout 1791). Caserné à l’Ecole militaire. Il sert sous les ordres du Duc de Brissac[27] et du Baron de Pont L’Abbé[28]

Il est licencié le 30 mai 1792[29]. Son père est arrêté le 10 aout, et est guillotiné le 25 septembre 1792.

Son cousin le Colonel (colonel à la retraite volontaire élu colonel à 64 ans) Claude Joseph Cazotte, avec le général Gouvion de Saint-Cyr, meurt héroïquement à la bataille de Glisuelle le 17 juin 1792 face aux autrichiens.

L’émigration

Un temps approché pour intégrer l’armée révolutionnaire, où il aurait pu faire carrière, il hésite, mais sent qu’il est menacé. Prescrit et condamné à mort[30], il rejoint l’Armée des Princes, après s’être échappé miraculeusement à la nage depuis une plage près de Le Havre, pourchassé par la police. (A partir de cette date il porte la particule à son nom). Il est accueilli chaleureusement par le Duc de Choiseul, protecteur de la famille, à Portsmouth.

En Angleterre, il devient chasseur au régiment d’officiers de Loyal-Emigrant en 1793, sous les ordres du Duc de la Châtre (Chastre ?), commandant le régiment, et embarque sur un navire anglais, stationné face à Dunkerque et Bergues. Il est chef d’ordinaire dans les régiments Hessois, où il fait le siège de Dunkerque (bataille d’Hondscot ?), combat en héros à Furnes, face à Hoche, sauvant sa troupe de l’encerclement. Nommé lieutenant[31], il est attaché à l’Etat-major du Duc d’York, auprès de M. de Portal, officier de liaison, faisant office de traducteur anglais et allemand (demande d’officier).

Officier lieutenant au corps des ingénieurs du génie français en 1794, où il étudie « gravement et laborieusement la science du génie et de l’artillerie [32]».

Il retrouve sur l’Ile de Wight son frère Simon Henri (ex-lieutenant du corps de Wittgenstein) et son cousin-germain, Bernard Cazotte, capitaine de vaisseau (commandant de la frégate l’Aréthuse), puis démobilisé, il s’installe à Southampton jusqu’en 1795.

Il embarque à nouveau en 1795, suivant le Comte de Puisaye, et débarque à Carnac en juillet pour la funeste aventure de Quiberon, où il retrouve les chouans au Fort de Penthièvre. La prise du Fort par les troupes républicaines du général Hoche, et les massacres des forces royalistes, le laissent miraculeusement en vie. Il participe à la défense du Moulin avec Sombreuil, et refuse de se rendre. Il ne trouve la vie sauve qu’en nageant longuement, nouvel exploit, jusqu’à une barque, la Pomone. Il est embarqué ensuite sur le Standard, où il fait repêcher les rescapés sur des espars, entre Quiberon et Belle-Isle, puis Houat, Hoëdic et Noirmoutier. Il y retrouve ensuite le Comte d’Artois, arrivé sur une nouvelle flotte avec l’aide des Britanniques, et sert avec lui sur l’Ile-Dieu[33], puis retourne en Angleterre. Il est décoré de l’ordre de chevalier de Saint-Louis par le Comte d’Artois. Des 69 officiers du Loyal Emigrant, ses amis, seuls trois, dont Jacques-Scévole sont revenus de Quiberon.

Cantonné à Carribrook sur l’ile de Wight, il retrouve son frère Simon-Henri, qui rejoindra la marine anglaise, et son cousin le commandant Benoît Cazotte[34], dont l’Aréthuse a été désarmé par les anglais à Portsmouth. Jacques-Scévole brisé par Quiberon, est cependant volontaire pour de nouvelles missions.

Il est affecté au sein du Loyal-Emigrant qui est reconstitué (corps d’artillerie de Rotalier, régiments de Castries et de Mortemart), et se rend avec les armées auxiliaires britanniques, à Lisbonne en appui au Portugal menacé par la France républicaine. En 1797, il est promu capitaine et nommé au sein du corps d’artillerie de Rotalier par le Général Sir Charles Stuart, où il participe de la levée des cartes du Tage jusqu’au frontières d’Espagne.

De retour sur l’Ile de Wight, Il épouse ensuite à Lisbonne le 28 janvier 1799, Ursule Thérèse Amiel (16 ans, 1782-1847), jeune femme émigrée « courtisée par tous les officiers du régiment », institutrice abritée dans la famille du Lieutenant Montillet. Il est nommé chef de bataillon, commandant du dépôt de l’Ile de Wight, où il a sous ses ordres trois (deux ?) compagnies de chasseurs-nobles des régiments de Loyal-Emigrant, dirigées par les officiers Castries et Mortemart.

Il décide de rentrer en France pour s’occuper de sa mère, seule à la suite de la mort en couches de sa sœur Elisabeth de Plas. Il est licencié le 31 décembre 1802, et amnistié[35] de son émigration le 5 mars 1803.

Il est breveté Capitaine le 28 (mois ?) 1814 pour prendre rang rétroactivement du 30 novembre 1791. Le 5 décembre 1814, un brevet signé de de Louis XVIII sanctionne l’attribution d’une particule à son nom et ses descendants. Il est fait Chevalier de l’ordre royal et militaire de St Louis, distinction qui lui sera remise par le Comte d’Artois, futur Charles X, le 27 octobre (mois à confirmer) 1814.

Nommé Chef de Bataillon le 5 décembre 1814, il est mis en demi-solde et reçoit sa retraite.

Il reçoit les bénéfices d’une charge de maitre trésorier des gardes de la Prévôté de l’Hôtel (des chasses) le 1er février 1815. (à vérifier). Il serait employé des contributions indirectes de 1803 à 1815 (à vérifier, mémoire Vincent Haegele, bibliothèque de Versailles).

Il sera définitivement licencié le 31 mai 1817, après 39 ans de carrière militaire. Il intervient auprès du ministre de la Marine pour que son cousin Benoît, qu’il recueille, soit nommé contre-amiral, dont ce dernier a assuré les fonctions (24 septembre 1815).

Chaudement recommandé par la famille royale, il est nommé par le Roi Louis XVIII à la direction de la bibliothèque royale de Versailles 1er novembre 1815. Son souvenir demeure aujourd’hui[36], du fait de sa contribution aux premières années de la bibliothèque, dans le contexte de la restauration. Il y restera jusqu’en 1831, à l’âge de 77 ans !

Il passera une partie de sa vieillesse à tenter de récupérer les biens familiaux volés à la Révolution, dont la fameuse collection des 116 tableaux de son père.  Il décédera à l’âge de 90 ans à Paris, rue d’Assas, entouré de ses enfants.

Jacques-Scévole de Cazotte aura 6 enfants, Elisabeth, Claire, Laure, Paul, Blanche et Charles Ferdinand.

 

Sources

Ministère de la Guerre, Archives administratives

Les Combattants Français de la Guerre Américaine 1778-1783, 1905, Ministère des Affaires étrangères, édition, Sénat des Etats Unis

Sons of American Revolution No SOR A023610

Histoire de la Bibliothèque municipale classée de Versailles, avril 2008, Vincent Haegele

A Gallant Defense, the Siege of Charleston, 1780, Carl P. Borick , 2003, University of South Carolina

Patriots, Pistols and Petticoats, « Poor Sinful Charles Town » During The American Revolution, Walter J. Fraser Jr, University of South Carolina Press, 1976, 1993 (2nd Edition)

 

[1] Relevé de Services, Ministère de la Guerre, 1868

[2] Traité d’Alliance du 6 février 1778

[3] Qualité qui lui sauvera la vie plus tard

[4] « Commandeur de Dampierre », Témoignage d’un royaliste

[5] Trois autres embarcations sombrent

[6] Une flute est un vaisseau d’intendance qui transporte provisions, munitions, cordages, voiles de rechange

[7] La tradition familiale l’affirme, et cela est repris dans un carnet manuscrit daté de 1862 de la main de sa fille, mais nous n’avons pas l’acte de nomination, sinon les références du Ministère des affaires étrangères de 1905. Cette nomination aurait suivi une promesse du Comte de la Touche, son supérieur, qui aura quitté la Marine à son deuxième retour en France. Les archives doivent encore nous le préciser, d’autant plus que celles-ci sont plus renseignées sur les officiers que sur les simples marins. Le Dictionnaire des Sons of American Revolution de 1902-1905 indique cette nomination à bord de la flûte L’Aventure, navire pris aux anglais par d’Estaing.

[8] In « Les Combattants Français de la Guerre Américaine », p. 118

[9] Donc en janvier 1780, ce qui correspond donc au siège de Charleston

[10] Voir plus bas. Dans l’autobiographie de Jacques-Scévole Cazotte, Témoignage d’un royaliste, Jacques-Scévole Cazotte, Paris, Imprimerie Adrien Le Clere, 1839, celui-ci –dans la préface- précise « Beaucoup d’écrivains ont mêlé à leurs récits, des détails …que je ne crois pas exacts : j’oppose à ces détails, tranquillement, sans insulte, des révélations entièrement conformes à la vérité, etc. »

[11] Il reste à comprendre pourquoi ces trois navires ne repartent pas avec D’Estaing aux Antilles

[12] Carl Borick, A Gallant Defense, Université de Caroline du Sud, 2002, et message personnel 2022

[13] Citation d’un officier français : « la canonnade était très violente et nous répondions avec toute l’artillerie de la ville ». voir Patriots, Pistols and Petticoats, Fraser, 1976

[14] D’après Clinton

[15] A l’été (ibid message de Charles Bragg)

[16] Ibid Borick

[17] Note de Charles Bragg

[18] Un vaisseau Parlementaire : « vaisseau ayant à son bord un négociateur, et en mission relative à des échanges de prisonniers de guerre » (Bonn. Paris 1859)

[19] Nous n’avons pas trouvé l’acte de cette nomination

[20] Date à confirmer, la durée de son séjour en Allemagne n’est pas précisée

[21] Il fréquente Antoine Barnave, avocat, député du Tiers Etat de Grenoble, dont il devient un ami

[22] Mémoire Haegele, Bibliothèque de Versailles

[23] « Va, profite de l’uniforme que tu portes et protège le Roi » dit son père

[24] Elle a massacré le Comte de Dampierre, commandant de la milice à Chalons

[25] « Verachten sie dass, Gott ist uber allem »

[26] Un document du Ministère de la Guerre signale qu’il est Capitaine aux Gardes du Corps de la Reine

[27] A qui il remis tous ses honorables certificats de service (courrier de JS Cazotte adressé au ministre de la Guerre le 20 aout 1814)

[28] Qui certifiera par écrit « les preuves éclatantes de valeur et de zèle que Cazotte a donné à la personne du Roi et de la famille royale au péril de sa vie », Claire Hannotin Cazotte, 1868

[29] Date à confirmer, car une lettre adressée à son père le voit accompagner la calèche du Roi et sa famille lors de la Fête de la Fédération du 14 juillet 1792, où le Roi le reconnait et lui parle

[30] A retrouver cette condamnation

[31] Ce qu’il était déjà !

[32] Témoignage, idem

[33] Future Ile d’Yeu

[34] Benoît Cazotte a sauvé en 1792 les bateaux de la flotte royale française de la rade de Toulon en les faisant appareiller vers le large

[35] Archives de Versailles, 5 germinal l’an 9 (5 mars 1903)

[36] Son bureau, une maquette d’un bateau, sont conservés à Versailles

* LA MAISON CAZOTTE, POUR UN LIEU DE MÉMOIRE / MAISON D’ILLUSTRE ?

Le personnage de Cazotte est suffisamment intéressant pour constituer un lieu de découverte en Champagne. Une formule pourrait être d’identifier un lieu, notamment à Pierry, qui pourrait recueillir des souvenirs et mettre en valeur l’activité et la vie de Cazotte. Ce lieu pourrait être l’occasion de rassembler des éléments, éventuellement permettre la production de brochures, une bande dessinée. Etc.

* LE PRIX JACQUES CAZOTTE

La Société étudie le principe d’un prix qui pourrait être attribué tous les deux ans, en liaison avec la Mairie de Pierry.

* LA COLLECTION DE TABLEAUX, MUSÉE VIRTUEL

La collection de tableau de Jacques Cazotte comprenait plus de 110 tableaux. Elle a été dispersée lors de la Révolution. Il en subsiste des traces dans différents musées, dont le Musée des beaux-arts de Châlons en Champagne, dans des bâtiments publics et chez certains particuliers. L’ambition est de pouvoir constituer un catalogue de ces œuvres qui étaient accrochées à Pierry, chez Jacques Cazotte. Un musée virtuel pourrait être reconstitué, et/ou y compris un beau livre, une fois que les tableaux auront peu a peu été identifiés.

* ÉTUDE JACQUES CAZOTTE, VIGNERON ET NÉGOCIANT

Mémoire sur Jacques Cazotte, viticulteur et négociant, acteur du champagne.

 

Des termes de référence ont été produits (LIEN), et peuvent être consultés. Il s’agit de susciter un travail de master 2, en histoire économique de l’activité viticole de Jacques Cazotte, premier vigneron, en surface du champagne avant la Révolution (1760-1792). On veut reconstituer une vision de l’activité, une description de l’économie, de la production à la commercialisation des vins pétillants. Et on souhaite par des moyens visuels, décrire l’exploitation.

La Société a cherché un étudiant souhaitant s’emparer de ce sujet passionnant. Eloïse Oerlemans, étudiante de l’Université de Reims, a entrepris un tel travail élargi. Ses termes de référence sont en cours de finalisation au premier semestre 2026. Une publication issue du mémoire pourrait intervenir ultérieurement.